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Faire disparaître ses complexes

TRAVAILLONS SUR NOS COMPLEXES

Et si je dis nombre, ensemble de bâtiments, ensemble d’industries dans une zone, vous pensez complexes. Ou pas….

Mais on pense souvent à ce qui vous fait souffrir, ce qui est douloureux : vos complexes. Et c’est vrai, ils ne sont pas simples. Ils se sont construits couche par couche, strate par strate où on doit forer au plus profond de notre mental pour trouver la source de ce complexe à la con. Si réellement un complexe est contraire aux normes établies comme la gynécomastie dont je parle ici, alors la chirurgie réparatrice est prise en charge par la société.

Dans une société idéale, la gynécomastie serait simplement un phénomène courant et pas plus féminisant pour les hommes que trois poils au menton pour les femmes. Et les autres types de complexes, on en parle ? Ceux causés par la pauvreté, la timidité, le travestisme, le manque de savoirs….

Comment surmonter ça ?

 

 

LE STEREOTYPE DE LA BEAUTE

Les standards de beauté ont toujours existé mais évoluent et sont différents d’une culture à l’autre. Une étude mondiale a montré que l’idéal féminin est en courbes et ne fait pas un 38, mais plutôt un 42, taille moyenne de la française.

L’influence des medias fait penser aux personnes qu’elles ne sont pas belles car elles n’ont pas un corps semblable à Barbie et Ken, qui rappelons-le pour Barbie, si elle était faite en chair et en os, ne pourrait pas tenir debout !

On se compare, se jalouse alors que l’essentiel est de se sentir bien dans son corps et son esprit, bref de se sentir heureux et épanoui de vivre.

Encore heureux qu’on ne se ressemble pas tous, bonjour l’ennui, bonjour l’identification par matricule car nous serions des clones, des sosies dignes des films les plus anxiogènes d’anticipation à mon sens….

 

On profite d’un brassage génétique différent, empreint de plusieurs origines géographiques, et donc culturelles. C’est une richesse. Et la beauté ne se résume pas à un corps, mais aussi à des notions moins palpables : notre richesse intérieure, notre charme qui rendent beau un personnage qu’on qualifierait de laid des fois.

 

Qu’on se trouve dans une taille standard, petite taille, ou grande taille de vêtements, en fait les complexes sont identiques : petits ou gros mollets, culotte de cheval, double-menton, les seins qui ne défient pas la loi de la gravité, le nez, les dents jaunes ou grises. Déjà en avoir non cariées et c’est cool de mastiquer sans se poser de questions ni douleur !

Ma plus jeune me chambre sur ma taille. Elle veut être plus grande que moi. Je lui rétorque souvent que la bonne taille c’est quand les deux pieds touchent le sol. L’important c’est pouvoir se tenir debout et se mouvoir à sa guise. Ok, sentir les aisselles des grands dans la foule les jours de grande chaleur c’est moins glamour.

 

Apprenons à relativiser, apprenons à ne pas nous comparer. Et non le sport c’est pour vous muscler, être en forme olympique. Ce n’est pas dans un but de perdre du poids.

 

FIXETTE QUAND TU NOUS TIENS

Il y a deux semaines, ça m’a fait bizarre que mon chou me demande des renseignements sur la sleeve. Mais le chiffre sur la balance en regard de la taille qu’il fait n’est pas un critère en soit : il a une masse musculaire qui dépasse sans mesure la notion de poids. Et oui, le muscle dessine certes une silhouette mais fait exploser la balance. Il a une carrure d’haltérophile rugbyman. Il ne pourra pas changer cela. C’est son ossature.

68 % des hommes et 87 % des femmes complexent. Entre les mots entendus dès l’enfance sur « comme c’est bien de finir ton assiette », ou d’être dodu, être appelé le gros ou la grosse en signe d’amitié entre amis, et bien c’est un sacré point de départ pour la stigmatisation. Le « tu n’es pas beau » quand on a fait une bêtise, c’est associer la beauté du corps à un comportement qui n’était pas adapté. C’est pire qu’une punition.

Ajoutez à ça un soupçon de puberté qui chamboule les corps qui grandissent très, trop vite avec un cocktail hormonal qui fragilise l’état d’esprit quelques années. Il faut pouvoir s’adapter et s’habituer à ce corps qui a poussé : hanches, pilosité, poitrine, voix qui change, pieds en péniche, cul plat ou rebondi. On a envie de chialer, crier, se révolter ou au contraire de se laisser glisser dans ce monde injuste. Au collège, on trinque ! J’entends rarement les adultes parler de cette période comme étant la meilleure. La période lycée est bien meilleure : moins de moqueries entre camarades. Et bien tout ça laisse des traces à l’âge adulte comme en témoigne e-santé.

L’estime de soi est mise à mal et entache notre confiance en soi, et donc en nos capacités, en notre pouvoir de convaincre, et de séduction aussi.

On ne devient que ce qu’on considère comme défauts : ces cuisses énormes, ce ventre en tablier. On se déteste. Cela va changer la face du monde de vous aimer, ou du moins vous accepter ?

Je réclame à ce que nous soyons tolérants entre nous mais aussi envers nous-mêmes. Le plus grand juge est soi-même.

COMMENT FAIRE CONCRETEMENT

Il existe différent exercices, mais la plus grande compétence à mettre en place est définitivement un travail sur sa confiance en soi.

En effet la confiance en soi participe à l’estime de soi dans un cercle vertueux.

Quelques exercices simples :

  • se masser : vous allez sécréter de l’ocytocine, hormone de l’attachement et prendre soin des zones sur lesquelles vous faites votre petite ou grosse fixette. Vous allez vous rendre compte que votre peau est mieux, que ce n’est pas si volumineux, vous allez vous regarder.

  • Trouver 3 belles choses qui se sont produites dans la journée : une BA, un compliment donné ou offert, porter un vêtement fétiche, voir un beau paysage, rencontrer des gens sympas etc.

  • Vous sourire dans le miroir et vous dire je t’aime : vous serez peut-être la seule personne à vous le dire. Une fois par jour suffit, pas besoin de devenir Narcisse non plus.

  • La photothérapie : c’est un réel challenge à relever mais on y devient accro. Deux conditions : ressembler sur les clichés à qui on est quand même et y avoir pris plaisir.

  • sentourer des personnes qui nous conviennent : comme expliqué ici, c’est important. Et si un proche vous est toxique et que vous ne pouvez pas couper les ponts, espacez vos contacts au minimum vital, et en durée et en rythme. Aménagez-vous dans la foulée un moment pour vous ressourcer : méditation, tour en forêt ou à la plage, voir vos amis « rayon de soleil ».

 

Mon parcours a été semblable au votre, moi c’est mon ventre sur lequel j’ai posé toutes mes armes depuis mes 15 ans. J’en ai fait des abdos, des régimes, des massages pour les mauvaises raisons. Maintenant il est en tablier et je l’aime. Ca a mis 25 ans pour ça. Et la lingerie m’a aidé, beaucoup aidé.

Il n’est jamais trop tard pour s‘aimer, accepter comment on est fait intérieurement et extérieurement. Se foutre la paix est reposant.

C’est un luxe gratuit que chacun devrait s‘offrir.

Vous jugez-vous ?

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2 commentaires

  1. Estelle a dit :

    Article très intéressant. Positiver n’est pas chose aisée mais les pistes pour y arriver ne sont pas si compliquées.
    Une ode à la différence et contre l’uniformisation aussi.

    1. Kamarel a dit :

      Tout à fait Estelle. Pourquoi être semblable alors que la différence enrichit ?

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