sexo

Parler sexo avec son ado

Parler sexo avec son ado

Pensez-vous que c’est le rôle de l’éducation nationale ou celui des parents de parler de sexualité avec son enfant ?

Pensez-vous que ce soit dit si difficile que ça ?

Rappelez-vous quand vous étiez plus jeune ? Comment ça s’est passé : une chape de plomb dans la famille ? Est-ce que ça a été si difficile parce que vous, vous ne conceviez pas que papa et maman s’envoyaient en l’air ?

Est-ce que vous vous êtes posé des questions depuis petit ?

On a dit que les bébés sont nés dans la nature : apportés par les cigognes (les pauvres, elles en ont eu du travail). Ou bien Les filles dans les roses et les garçons dans les choux ?

Ou alors la version des abeilles qui butinent dans les fleurs.

Grosse grosse désillusion de comparer la sexualité des fleurs avec la sexualité animale.

Vous est-il aussi arrivé de devoir en chemin rire aux éclats quand deux chiens avaient un rapport sexuel devant votre enfant et que celui-ci disait qu’ils jouaient à saute-mouton ?

Donc aujourd’hui nous allons aborder comment parler, des fois dans la douleur de l’accouchement, de sexualité avec son enfant et plus particulièrement avec un adolescent dans la fleur de l’âge et de ses boutons.

Les détracteurs disent que ça incite les jeunes à passer à l’acte

les personnes un petit peu coincées du cul vont dire que les jeunes qui sont sensibilisés à l’éducation sexuelle sont incités à passer à l’acte plus tôt. C’est complètement faux entre l’éducation nationale qui commence le programme de reproduction ainsi que d’anatomie de SVT, ainsi que les comportements à risques : avec un cours en 4e, ainsi que des cours moins fouillés avant.

 

Même si les cours ne sont pas à mon goût, les enfants sont déjà envahis par la sexualité :

entre les publicités où la femme est exhibée, sexualisée .

la présence avec des téléphones portables et au travers divers écrans à tout-va, ils sont sollicités, sur-stimulés par des publicités pour adultes, par du porno et aussi par des liens sur les réseaux sociaux.

– aussi voir des scènes qui ne sont pas de leur âge, et qui ne correspondent pas à ce que ressemble une relation sexuelle dans la vie, la vraie, celle qu’on vit.

 

Une étude a prouvé qu’une majorité d’enfants ont déjà vu un extrait dès la primaire et je trouve ça grave, je trouve ça dommageable et destructeur. Cela donne une vision déformée de ce que sont des corps adultes car souvent glabres, lisses, symétriques pour les femmes et équipés pour les hommes qui tiennent des plombes. La notion de tendresse et des capacités, de normalité des actes est tronquée.

 

Il est important aussi de casser les rumeurs qui existaient déjà à notre époque. Par exemple, on disait que le sperme pouvait remonter le long de la cuisse et rendre l’adolescente enceinte. Jeanne Birkin l’avait évoqué dans une interview et y avait cru dur comme fer.

 

D‘autre part ça a toujours été un sujet difficile à aborder entre les parents et les enfants . A d’autres époques, plusieurs générations vivaient ensemble sous le même toit. On avaient des animaux dans le jardin. D’emblée on avait le cours de SVT en direct et on savait comment faire des bébés .

 

Il est important de parler aux filles avant la présence des premières règles ? La panique sinon. Est-ce qu’elles vont survivre ? C’est déjà parler de sexualité. Et oui, ma brave dame !

 

Et dans quel but de parler de sexo :

– pour éviter les risques de grossesse et ist (infection sexuellement transmissible)

éviter les IVG .

 

ça permet de responsabiliser, et pour les ados d’avoir une première fois consentie, pleine d’amour. Il est important que si cette fois première fois est déjà arrivée d’être en capacité de parler, d’écouter son ado.

 

Parler sexualité avec son enfant, c’est un outil de prévention.

Plusieurs outils sont l’essentiel de la panoplie du parent en détresse et pourtant vous aviez commencé depuis que votre enfant soit tout petit.

 

Les enfants posent des questions par rapport à la sexualité : pourquoi leur corps est différent entre les garçons et les filles, s’il y a un nouvel arrivant dans la famille. Comment il est arrivé dans le ventre de la mère.

 

On parle déjà depuis tout petit de sexualité on l’adapte selon l’âge de l’enfant. les détails du pourquoi pour un adolescent, on peut aller plus dans les détails. Pourquoi ne pas parler de sa première fois sans aller dans les détails mais par rapport au ressenti, par rapport aux peurs, par rapport au temps. Oui ce sera sûrement rapide, et ce ne sera pas la dernière fois. Quasiment avec chaque nouveau partenaire ce ne sera peut être pas le feu d’artifice. Mais semer de petits cailloux pour que ça soit un bon souvenir pour plus tard. Car on se souvient pour la plupart de notre première fois, n’est-ce pas ?

 

Il est important aussi de parler de pornographie pour bien insister que ce n’est pas ce qu’il y a dans la vie et qu’ un garçon comme une fille n’a pas à accepter tout ce qu’il y a en pratiques. Ce n’est pas en regardant du X qu’on apprend à coucher. C’est important de dire que la moyenne d’âge du premier rapport est actuellement de 17 ans . A mon époque le premier rapport est en moyenne garçon comme fille à 16 ans.

 

De quels sujets peut-on aborder, quand on parle de sexualité à un adolescent ? je ne sais pas si vous vous rappelez de votre première fois. La première fois que vous avez entendu parler ou la première fois que vous avez parlé avec vos parents .

On va parler des règles, à quel moment on peut tomber enceinte, du consentement, de l’orientation sexuelle…

De nos jours, il y a une forte communauté LGBT, sigle qui veut dire lesbienne gay Bi trans. Mais il est important aussi de parler d’amour, de comportements à risques tel que l’alcool ou de faire l’amour sans préservatif.

 

Il est donc aussi essentiel de parler des moyens de contraception et oui c’est possible de se faire poser un stérilet avant d’avoir un enfant .

Mon adolescent en 4e à une session de SVT avec l’infirmière scolaire, le contenu a manifestement été orienté donc sur le risque de grossesse, et non pas sur les IST. L’infirmière d’ailleurs mal formée pour en parler, ce fut donc mon enfant qui a abordé prévention aux maladies sexuellement transmissibles auprès de sa classe. Par contre les élèves ont pu voir ce qu’est un spéculum… Si le but était que les filles n’aillent pas consulter, c’était la démarche ad hoc.

Comment ne pas être perturbé à la vue de ce monstre qu’on insère dans un corps ?

 

Prévenir, éduquer, pourquoi faire au juste ?

« Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. » dit l’adage.

L’éducation sert pour un bon socle de connaissances du corps, de la mécanique, des comportements, mais aussi pour des notions plus concrètes liées à la puberté :

-pourquoi ils ont des érections plutôt le matin

– le pourquoi du liquide pré séminal

– combien de spermatozoïdes

– comment mettre un préservatif et l’enlever en toute sécurité, et peu importe le genre

– quel risque de grossesse

– les conséquences

– comment et quand comment avorter

– c’est aussi important de connaître le droit à l’IVG

– les délais.

Dans le but de prévenir les maladies, tout comme prévenir les traumatismes, en finir avec le déni de grossesse et les grossesses précoces. Car c’est une lourde responsabilité d’avoir un enfant jeune. Je trouve encore dommage que des mineures soient exclues de leur domicile par les parents parce qu’elles tombent enceintes.

Les garçons n’encourent pas ce risque. Du coup, il est crucial de responsabiliser aussi les garçons sur le devoir de parent, du consentement, du respect, de ne pas faire du girl shaming dans la rue.

Evoquer les soirées arrosées mais aussi la drogue, celle du violeur : le GHB et d’autres. Les dérapages arrivent et on ne pense pas obligatoirement avoir dépasser les limites et tomber sous la loi pour tentative de viol…

A la petite enfance, on reprend souvent les enfants sur le oh tabou sujet de la masturbation. C’est une autre époque de la vie où on peut en parler et rappeler que c’est un droit, un plaisir de se découvrir dans l’intimité d’un espace à soi.

Quoi faire quand l’ado ne veut pas en entendre parler ?

Quand mon autre ado refuse d’explorer ce genre de sujets liés au corps, et connaître les sujets liés à la sexualité, les menstruations, c’est délicat.

Pas de problème quand le premier est demandeur, est ouvert d’esprit. C’est plus simple et fluide d’aborder le sujet selon la maturité de l’enfant, au niveau des connaissances depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Ca se fait à l’aide de livres adaptés selon l’âge.

Une touche d‘humour aussi permet de libérer les paroles et de vérifier les connaissances de l’enfant si ce qui se dit entre adolescents est correct, et le niveau des blagues.

Par exemple mon ado une fois en atelier en centre social s’est retrouvé avec de la chantilly sur le visage. Un copain lui a dit qu’on dirait une faciale. Mais j’en étais choquée que des jeunes de 13 ans sachent l’expression, l’existence même de cette pratique !


le fait d’en rire, d’avoir de l’humour, et bien ça permet aussi d’avoir du recul. On permet de responsabiliser sur les réseaux sociaux, de ne pas oublier aussi toutes les relations qui se font en virtuel. Les prédateurs sexuels éventuels existent. Ces adultes qui se font passer pour des adolescents. Les risques encourus à se dévoiler par des vidéos en ligne, captures d’écran qui sont monnaie courante. Donner une charte de comportements sur les réseaux sociaux dont snapchat et Tik Tok.

Comment faire en pratique quand l’adoléchiant n’est pas trop pour parler dans ces cas-là et que d’ailleurs vous, l’autre parent ne réussissez pas à aborder cet épineux sujet.

Je suis toujours pour laisser un ou plusieurs livres à disposition dans une pièce neutre sur le sujet qui englobent les sujets de la puberté et de l’adolescence, de ce qu’est la sexualité à l’adolescence. Et vous pouvez aller chercher dans un planning familial, en maison de département, dans les structures de maison de santé de votre ville des fascicules, des prospectus que vous pouvez laisser traîner à la maison.

Vous pouvez aussi aborder les sujets à l’aide de supports tel que les petites vidéos de vulgarisation et qui sont faites avec beaucoup d’humour et de légèreté. Aussi des comédies sur cette difficile période comme american pie.

Vous pouvez aussi utiliser en accès libre un bocal rempli de préservatifs dans une pièce neutre, peut-être la salle de bain. Et si ça ne sert pas directement à votre enfant, il se peut qu’un copain qui passe par là en ait besoin. On ne va pas leur dire que ça sert de ballon à eau à jeter du haut d’un balcon non plus. Chuttttttttttt !

D‘ailleurs saviez-vous que maintenant sur ordonnance on peut avoir jusqu’à un an de capotes pris en charge par la sécurité sociale, la pilule du lendemain au cas où. C’est une sacrée avancée.

Et vous, Dites-nous en commentaires si on vous en a parlé enfant ou ado et si vous étiez gêné.

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