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Comment sortir de la fatigue de l’hiver en six étapes

Comment sortir de la fatigue de l’hiver en 6 étapes

En ce premier hiver COVID, je m’aperçois que j’ai rencontré moins de monde, mais surtout que je suis restée beaucoup plus enfermée que les autres hivers.

Durant des années, au moindre minuscule rayon de soleil je profitais à sortir en famille pour me réchauffer des rayons timides et regarder les enfants profiter des balançoires alors que moi, même couverte, je me glaçais à rester sur place pour la joie de les voir s’amuser. Cette année, l’hiver assez tendre en fait nous a reclus dans nos pièces individuelles.

En plus du climat anxiogène, la solitude perdure. La lassitude naturelle liée à la sédentarité de l’hiver, la morosité ambiante s’est installée. Mais c’est bientôt plein d’espoirs que vous avez envie de sortir, rencontrer des amis, sociabiliser ailleurs qu’en ligne.

Et oui, vous avez deviné, je vais vous parler de ce que je fais pour sortir de cette fatigue d’hiver qui a décidé de poser son campement. Je ne veux pas qu’elle construise sa maison en dur, les vacances c’est fini pour elle. La fatigue va se mettre au diapason de mes envies de vivre le Printemps du renouveau. Prêt.e à cueillir mes pensées ?

1. Je me reconnecte

Je ne parle pas d’internet ni des réseaux sociaux. Je répète…. Hihihi.

Plus sérieusement, je veux dire que j’ai tendance en fin d’hiver à ne pas m’écouter, me trouvant fragile : une vraie petite nature quoi !

Mais en fait, mon corps et mon esprit me parlent d’une seule voix. Il me faut l’écouter car assimilée dans notre société, je lutte contre ma nature de mammifère. Je ne me suis pas assez mise au repos. Le repos de l’hiver, de la nature qui ralentit le rythme, où la nuit s’allonge et où on devrait rallonger nos nuits. Chose que je fais à peine alors qu’au lycée je m’endormais tôt.

Donc oui, je me reconnecte à moi-même, les messages envoyés de ces articulations rouillées par la sédentarité et douloureuses. De mon cerveau qui me réclame, me supplie une île au soleil et de la douce chaleur sur une plage.

De ces repas de soupes à force de carottes et de desserts fruités où je n’en peux plus de la couleur orange.

Les jours se rallongent, mais les saintes glaces peuvent encore me jouer des vilains tours. Mon système immunitaire fragilisé d’être restée à l’intérieur m’en voudrait cruellement.

 

2. Je me ressource

Au moindre rayon de soleil, à défaut d’une île paradisiaque je me promène 30 minutes en milieu de journée. J’ai la chance de vivre à 10 minutes à pied de la plage, quelle aubaine d’avoir ce cadre de vie à Dieppe. Certes les galets et la mer fraîche ne font pas les plages du Sud. Mais les embruns, les couleurs qui ont tant plu aux peintre impressionnistes me ressourcent. Et puis ce n’est pas maintenant que je trempe mes orteils en marée basse.

Je peux si je suis bien emmitouflée dans mon manteau, écharpe et cape pour me poser assise, paisible à contempler, écouter les vagues, le vent, être dans le moment présent à divaguer et évacuer. Je médite, je m’écoute. Et ça fait du bien.

3. Je suis ce que je mange

Mon système immunitaire a besoin d’un coup de boost, un vrai coup de pied au cul. Je prends le temps de faire des bouillons et de commencer à varier les sources de légumes, puis les fruits. Sinon vive les surgelés pour aider. Je prends de la cannelle plus souvent quand je cuisine le sucré, véritable anti-inflammatoire utilisée en ayurvédique. Pour plus de détails, regardez ici.

Je bois ce petit mélange assez bon pour continuer et pas cher : vinaigre de cidre+miel+cannelle+eau dans le dosage que vous trouvez le plus équilibré.

Je cherche partout cette vitamine D en écoutant ce que réclame mon corps. Il veut en finir de cette fatigue liée au manque de soleil car je ne pratique pas de luminothérapie, même si ça me tente. Christophe Bernard peut nous guider ici avec des plantes faciles à trouver.

4. Je bouge

Je ne fais pas de bonnes résolutions de début d’année. Pour bouger, en sortant plus souvent, je remets en mouvement mon corps en douceur.

En récupérant de l’énergie, je jardine plus et me discipline grâce à mon mood board et un programme personnalisé, je refais plus facilement mon yoga matinal avec l’ode au soleil, et du cardio (des séances allant de 8 minutes à 45 minutes de Tae Bo qui me correspond en restant debout) 3 fois par semaine. Je choisis mes séances le jour même étant malade chronique.

Mon esprit aussi bouge plus et je deviens plus prolifique dans ma créativité. Mes projets se multiplient comme les fleurs sortent au printemps. Et ça, aussi bien au niveau personnel que professionnel. Je veux croquer la vie à pleines dents.

Au niveau intime aussi, je veux plus bouger et mes envies débordent. Je me dévoile plus, mon pyjama est rangé dans l’armoire pour redécouvrir la fraîcheur des draps sur ma peau. Sortir de la fatigue de l’hiver passe par une période prolifique d’énergie sexuelle et sensuelle. Je veux sentir bon, mes parfums sont moins sucrés et plus floraux. Je veux des couleurs plus lumineuses directement sur ma peau. Je redécouvre la sensation des bas en journée. Je veux rire d’amour… Le cocooning pur et dur n’est plus, la couette est virée pour sentir l’air caresser ma peau.

5. Mon chez-moi

Le nettoyage de Printemps, vous dîtes ?

Oui, il y contribue car on aère les pièces et on range tout à fond en déplaçant les meubles, en époussetant les armoires. On ouvre en grand, on fait du tri. Et avec de l’entraînement, j’ai pu faire du tri mentalement en parallèle des pièces. On vire le trop : trop-plein d’énergies négatives, le gris, on transforme le trop-plein qui n’est pas utilisé pour la luxure ou la création à laver. C’est sain et serein.

Comme j’ai déjà entendu : nous avons deux maisons : mon corps et la terre. Ranger mon chez-moi intérieur et mon chez-moi où j’habite se font dans le même mouvement, le même rythme, la même énergie. J’avance, enfin !

6. Je prends mon temps

Je fais attention. Car à trop en faire alors que ma machine n’est pas encore remise, c’est là que je m’épuise. Mon mental en veut plus que ce que mon corps peut fournir. Il met plus de temps à se régénérer.

Je me repose donc, des fois accompagnée par l’ASMR, comme j’explique dans un ancien article. Mais aussi, je glande un peu, en fait je me force à glander surtout.

Faire un petit peu de jardin m’aide, la sieste, la télé…. Et des bons bains avec mes soins maison. S’émanciper de l’hiver, mais j’y retourne de temps en temps. Le printemps est une demi-saison qui dure ici, suivre le renouveau ne se fait pas en une semaine.

Il n’y a rien de miraculeux. C’est mon rythme, celui qui me convient. Chacun ses astuces anti-fatigue. Et les vôtres, c’est quoi ?

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