caricature autour des filtres sociaux transposée à la peinture de Mona Lisa de Fabrice Erre

Trop de filtres tuent la confiance en soi

Combien de réseaux sociaux suivez-vous ? Un, trois, plus ? Et pourquoi ? Avez-vous lâché des habitudes ou des loisirs qui étaient sympas comme la lecture, du créatif, des promenades ?

Je vais vous avouer un truc. Un réseau social est anti-social. Pire, il empêche à hautes doses de rencontrer les autres dans la vie, la vraie et de vivre. Savez-vous que filmer un souvenir entrave sa mémoire, et son émotion ? Alors quand vous passez votre temps à véhiculer votre visage, votre corps à travers des filtres, vous imprégnez votre cerveau, vous le programmez à être aimé artificiellement par d’autres personnes que de vous-même.

On se penche sur le problème, go !

Un peu, beaucoup, passionnément

Au début, chacun de nous se prend au jeu du filtre, pour ajouter des oreilles de chat et des moustaches, des petits cœurs ou bien ressembler au monstre de Frankenstein à Halloween. C’est super fun et c’est bien prévu pour. On reçoit sa petite dose d’endorphine. C’est rigolo et tellement intuitif.

Au passage, le filtre a lissé la peau, gommé les poches, rendu le teint harmonieux en effaçant les affres du temps en ce qui me concerne.

Puis, on continue. Bah oui, pourquoi pas tenter le filtre qui nous envoie dans 25 ans ? Puis celui où on est de l’autre genre. Et puis, et puis, et puis. C’est la cavalcade. Que dis-je, la fureur de vivre oui.

A force, on s’habitue en fait à ce make up numérique qui efface la brillance, pose un masque de perfection gommant notre grain (de folie ?). Certains filtres vont jusqu’à modifier la forme du visage avec un air poupon.

Vous pouvez être certain que les ados vont pâtir de ces filtres conçus par les réseaux sociaux, avec quelques (beaucoup) de séances de psy.

L’arrondi du visage est certain, -15kg rien que dans le visage. Et en fait, ça ne date pas d’hier, ni d’avant-hier quand j’y pense.

Le culte de l’image

La classe la plus aisée se faisait tirer le portrait depuis la royauté occidentale. Les codes et les canons de beauté ont aussi abouti à des sortes de filtres. Même les Egyptiens. Ne croyez surtout pas que Cléopâtre était connue pour son nez si singulier en terme de beau. Les sépultures enjolivent les visages dont les spécialistes ont reconstitué le visage avec la forme du crâne et en combinant avec les portraits sculptés. Le résultat diffère souvent. Grecs, Romains, même combat. Et on le sait avec les canons de beauté qui attribuaient certaines caractéristiques propres à chaque culture. Autant dire que bizarrement, les dirigeants correspondaient à ce perfectionnisme.

Et donc quid des Louis et consorts ? Avec la monnaie, on trichait moins de profil que de face. Et oui ma brave dame. Bien sûr, être un peu rond à cette époque signifiait qu’on ne crevait pas de faim à la moindre mauvaise récolte, disette et joyeuseté de cette époque. Rondeurs rimaient avec aisance et santé à l’époque.

Du coup ça date depuis fort, fort longtemps. Et nous ça a débloqué depuis quand au juste ? Avec l’invention de la photographie, les peintres ont évolué, l’interprétation et le geste artistique ont été aussi importants que le modèle croqué. La photographie servait à laisser trace, un souvenir physique qui prenait moins de temps. Elle servait même en hommage aux disparus partis trop vite, trop tôt avec les photos mortuaires qu’on trouve lugubres et glauques de nos jours. On préfère ignorer notre mortalité, celle présente au sein des vivants. Mais c’est un autre débat, quoi que. Après on tente de ne pas oublier le disparu, figé à jamais dans notre rétine.

Puis, on a créé la publicité photo, la tv, la retouche, le photo-montage. Les techniques de maquillage, d’éclairage pour un studio et un monde parfait, celui d’avoir et de paraître le plus à son avantage. Comme si un défaut est un signe de faiblesse en fait. Normer en tout point un individu à un autre l’insère-t-il dans une société ou bien ses différences apportent et enrichissent ? Je vous laisse 2 heures pour méditer dessus. Hommage aux bacheliers 2022. Puis tout s’est accéléré ces dernières années.

Tout est amplifié avec les réseaux sociaux

Un autre genre de culte de l’image, par l’image, pour son image. Lisez plutôt sa réputation. Avec les diktats d’être mince, sportif, photogénique, jeune à 60 balais avec des dents blanches et alignées.

En baignant dans le bonheur et la richesse sur des plages de sable fin. Mince, ici c’est du galet ! Du coup, ça fait moins chic et moins glam’ mais on s’assoit sur l’inconfort de la réalité. On n’est pas parfait. Je n’ai pas besoin de la validation des autres pour exister, que ce soit en maillot de bain, ni vous non plus. Pourquoi, à part de temps en temps j’aurais besoin de me comparer à une vitrine de magasin ? Les influenceuses en fait ne sont que leurs propres vitrines, avec ce besoin de continuer d’exister et de ne pas être concurrencées. J’en parle par exemple via la course au buzz avec mon podcast sur Maeva Ghenam.

C’est bien pour ça que j’en parle et j’aide des personnes jeunes et moins jeunes, rondes ou pas à réhabiliter leur estime d’elles-même via la photothérapie. Y compris de s’aligner avec leur corps, et son histoire de la moindre tâche, cicatrice qui montrent son vécu. Les gommer n’effacent pas son souvenir ni son empreinte. Elles sont preuve d’avoir existé, et souvent survécu. Nous sommes humains, pas parfaits. Et c’est une excellente chose, non ?

Les réseaux sociaux sont nombreux à être chronographes avec cette course à la récompense des likes et des commentaires, des filtres et des chorégraphies. Ils sont en concurrence entre eux aussi, pas que nous. Sans nous et notre consommation dont nous sommes autant les clients que les produits avec la vente de nos données et analyse de consommation selon nos profils, ils coulent et naufragent comme les feu msn, forums, google +, vine, my space et ping.

C’est bien pour ça qu’ils élaborent plus de filtres, des tendances qu’on suit pour le fun et puis… Non ce n’est plus rigolo, on veut l’autre nouveauté, et c’est une boucle sans fin. A chacun de nous à veiller à ne pas être le dindon de la farce. Jusqu’à finir à ne plus se reconnaître dans le miroir, et à se trouver moche. A vouloir les hanches à la Kardasian, son métier est d’être un symbole et ses journées sont organisées à paraître. Mais the Queen ne s’y est pas trompée… Elle.

Derniers conseils : analysez votre consommation sur les réseaux sociaux, lesquels, le temps, pourquoi et mettez-vous des limites.

Commencez simplement, en paramétrant les bulles de notification en silencieux, puis en mettant votre mobile en “ne pas déranger” à partir de 21.00.

Apprenez à mettre en mode avion pour des tâches qui demandent de la concentration 1 heure. Vous retrouverez plus de tranquillité.

Et puis, en ce qui concerne votre image à restaurer dans sa vérité, pourquoi ne pas passer par la photothérapie ? Ca aide vraiment.

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