Je suis contre le money slavering en ligne

Plumer, torcher, essorer font partie d’un lexique bien particulier. Une spécificité dans le cadre du BDSM (Bondage, Discipline, Domination-soumission, Sado-Masochisme).

Oui, pour les initiés, ou du moins les avertis, je parle aujourd’hui du money slavering. Et pourquoi je suis contre en ligne. J’en prémunis les personnes que je côtoie en ligne.

Vous ne connaissez pas du tout ? Passons le truc en revue alors.

 

UNE SPECIFICITE BDSM

Le money slave est la plupart du temps un homme envers une femme dominante dite Domina. En français ce serait traduit par esclave financier.

 

Il prend plaisir à être traité comme un moins que rien en espérant une gynarchie, plus bas que le caniveau, bon à embrasser les escarpins achetés pour sa Domina.

 

Voilà en résumé ce que je pourrais marquer et m’arrêter là, tellement cela paraît simple et réducteur. Mais la réalité est plus nuancée, ponctuée d’une structure dans le BDSM, avec une part Domination/soumission nette.

 

EN REEL

Cela ne se fait normalement pas en un jour, par soif d’être essoré, asséché, dépouillé de ses épargnes comme on boucle les comptes lors d’une liquidation d’un bien. Les dérives sont là et les TDS aussi.

Quand c’est dans un cadre entendu, avec un soumis de cet acabit, une personne consciente, mature et en pleine possession de ses moyens (y compris financiers), là tout va bien.

J’attire votre attention quand le candidat au plumage est en fragilité psychologique, ou financière. La finalité de cette pratique est de donner du plaisir aux deux parties. Si c’est pour crouler sous les crédits, finir à la rue, c’est de l’escroquerie, tout bêtement !

Pour se prémunir de ça en étant aussi bien d’un côté ou de l’autre du miroir, en réel c’est assez basique : les premiers rendez-vous sont neutres et permettent de se connaître et de connaître les attentes aussi bien que les capacités de chacun.

Si c’est avec une TDS spécialisée dans le BDSM ou le money slavering, les tarifs sont clairs, les procédures aussi. Du style, tu auras ma culotte à sniffer ou tu embrasseras mes pieds une fois que tu auras validé mon panier sur un site quelconque. Ou bien des photos. Comme je peux évoquer dans mon article sur le fétichisme, ou bien la chasteté qui peuvent faire partie du jeu.

Mais dans ce type de relation, le plaisir de l’esclave financier est bien d’être abstinent. Il l’est de lui-même ou bien par la force des choses dans l’incapacité d’avoir une relation sexuelle. Au mieux il souffre, ou se met au service sexuel dans le seul but de donner du plaisir, et c’est rarement en sa faveur.

Dans une relation longue durée, cela fait suite à l’évolution de la relation avec un homme consentant aux moindres désirs de sa Maîtresse. Une suite logique et graduelle… Mais le devoir de la personne dominante sera dans l’idéal de prévoir un bas de laine pour son protégé en cas de rupture, difficultés, problèmes divers. Malgré le rabaissement souhaité, voulu et désiré, le cadrage, l’éducation, et la participation obligatoire, la personne dominante guide et veille. De retour, la confiance en soi, le repos mental et l’épanouissement sont rétablis dans un équilibre subtil de satisfaction et de compliments sur le comportement rigoureux du plumé.

La finalité est de ressentir de la joie, de s’épanouir, et même avec le principe déroutant pour la plupart des personnes de jouir en donnant, offrant et payant.

DANS LE MONDE VIRTUEL

C’est là que le bas blesse le plus pour moi. Depuis l’apparition des « brouteurs » qui cherchent par tous les moyens à dépouiller l’internaute, certains ont senti le filon avec cette catégorie de la population. Quand la personne en demande n’est pas en relation, elle peut être en manque (oui promis, juré, craché), en besoin de se sentir à sa place.

Et du coup, la frustration, la solitude et le besoin d’être asservi font que…. Ils raquent sans trop se poser de questions. Et quand l’esclave n’est pas esclave dans les faits mais escroqué car il n’est pas dans une relation de confiance réciproque, certes il éprouve du plaisir. Mais il est bien éphémère. Et le plumeur en face ne s’intéressera pas au fait qu’il n’a pas payé son loyer ou qu’il doive nourrir ses enfants.

Et pour les débutants, qui commencent ainsi pensent que c’est le jeu, etque c’est seulement réduit à ça. Tu paies et c’est tout. Sans retour, juste des humiliations, qui sont exprimées de telle façon mécanique, sans le respect qu’on donne en humiliant. C’est paradoxal, n’est-ce pas ? Mais c’est tellement ça en fait.

De l’autre côté, il existe des fantasmeurs en ligne qui souhaitent avoir du cachet en prétendant raquer. Et peut-être avoir des coordonnées. Mais dans quel but ?

La personnalité, l’autonomie doivent être rétablies. Sinon quoi ? Lavage de cerveau, quelque chose qui en parallèle fonctionne comme un phénomène sectaire…

Derniers conseils : les munchs (rencontres pour dialoguer sans pratiquer) ont recommencé. Nouez contact avec des mentors, qui vont transmettre leur vision de leur expérience, de leurs pratiques, sans demande d’échange. Juste pour le plaisir de transmettre et partager. Nourrissez-vous, éduquez-vous pour ne pas dériver dans l’abus pur et simple.

Et vous, Dites-nous tout en commentaires, êtes-vous pour ou contre cette pratique ?

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