Le syndrome du chevalier

Vous êtes un homme, un vrai, en vous positionnant comme le gentleman sauveur de ces femmes en détresse, quitte à ce que ce soit contre leur gré.

Vous avez été éduqué à être le galant de service. Vous ne savez pas dire non à une dame. Non, pas dans le sens proposition indécente, mais dans le sens du rendre service, et cela même si vous vous sacrifiez à ce moment-là.

Et si c’était le syndrome du chevalier ?

A voir avec Karpman

C’est qui lui encore ? Karpman avec son célèbre triangle dramatique a mis en lumière un type de schéma de communication… où la manipulation peut sévir.

 

Oui, tout le monde manipule ou se fait manipuler. C’est le jeu ma brave dame ! Mais, que ce soit dans un cadre de travail, au sein du couple, lors d’une transaction il existe un schéma établi.

Le triangle de Karpman se base sur 3 rôles utilisés tour à tour, selon nos besoins : je le fais comme vous, bien sûr. Ces rôles sont la victime, le persécuteur (oui je persécute mes ados pour le rangement de chambre, et ça ne marche même pas, sniff). Et le fameux sauveur, dont le syndrome porte aussi ce nom.

Ne pas avaler tout l’hameçon

Ce n’est pas parce que ce triangle existe avec des termes typiques dans votre conversation, que vous êtes atteint de ce syndrome non plus. Faut pas abuser et faire l’hypocondriaque psychologique.

Ces mots-clés peuvent vous indiquer que vous êtes au sein du triangle plutôt qu’atteint du syndrome : « attends, je vais t’aider ». « Je vais m’arranger », « toujours moi », « sacrifice »,  « jamais fait. »

Le sauveur est toujours présent, quitte (je caricature) à annuler ses vacances pour apporter son aide, comme ça, sans arrière-pensée. Non, du tout, je vous dis.

Sans arrière-pensée, réellement ?

Pourquoi être un éternel sauveur chevalier blanc ?

Tout comme l’infirmière, le chevalier monte son fidèle destrier pour… vous aider contre votre gré. Oui, ça arrive.

Il sent le danger, fonce vers le précipice dans lequel vous vous enfoncez, il s’y enfonce un peu, légèrement. Tout doucement (Bibi sors de mon corps)….

Pour vous en sortir ! Ah bon ?

Pour que lui s’en sorte par la même. De son propre précipice, sa fosse et se sauver lui-même à travers la pauvre victime que vous semblez être.

Oh, que ça avait l’air noble, propre au départ. Avec une armure toute rutilante. Ouh, ça brille, sortez les lunettes de soleil, on va braquer le projecteur sur ce héros !

Oui, c’est comme être gentil. Il existe les bonnes, et les mauvaises raisons. Là, c’est pareil.

L’ego est artificiellement regonflé, mais le ballon de baudruche en forme de cheval est percé régulièrement par l’épée. Ça ne dure pas bien longtemps ce genre de conte. Il va falloir renouveler l’opération, avec vous- ou avec une autre personne.

Vous pouvez télécharger ou partager sur les réseaux sociaux cette infographie créée par Laly (pseudo eulalie_lerouge sur instagram) qui a été ma stagiaire ddurant 5 semaines. J'ai pu lui transmettre des connaissances et la faire travailler (sous la non-contrainte) quoi que 🙂

les points importants pour reconnaître un chevalier blanc

C’est ainsi qu’on croise, au hasard ou pas d’ailleurs, ces sauveurs du dimanche, ou professionnels de la manœuvre épique. Certains en font un sacerdoce et bossent dans les métiers dédiés aux autres. Et ça, c’est juste cool d’en faire une force. D’ailleurs, au cours de leurs formations, les pompiers, personnels médicaux, sociaux ont souvent eu une prise de conscience de ce phénomène. Car sinon, on se fait littéralement bouffer par le système.

Derniers conseils : autant le syndrome de l’infirmière peut être induit par l’éducation ou le rôle qu’on a pu lui attribuer dans la jeunesse d’une personne dans un cadre souvent familial, autant celui du sauveur s’est construit suite à d’autres types de blessures. La différence réside dans la dépendance affective. L’infirmière va aider et sauver tout le monde et a besoin de reconnaissance comme je l’ai déjà décrit. Le chevalier blanc va cibler des personnes pour qui des liens peuvent se tisser sur un moment, ou la vie. Par exemple en cherchant sa moitié.

Attention si vous êtes souvent en friendzone, c’est un signal d’alerte. Et non ce n’est pas l’adage « trop bon, trop con » qu’on vous dit lorsque vous vous positionnez en victime, ayant raconté tout ce que vous avez fait et le peu d’attachement et de reconnaissance en retour. Vous avez besoin d’un recalibrage sentimental. Et, pour ça je peux vous aider. Et sans porter l’uniforme d’infirmière ni de chevalier blanc.

Vous voyez la nuance ?

Qui dans votre entourage est atteint d’un de ces syndromes ? Vous, peut-être...

christel de kamarel

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