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Syndrome de l’infirmière

Qu’est-ce que le syndrome de l’infirmière ?

Je parle d’un métier en uniforme aujourd’hui. On y rêve d’y déboutonner la blouse, dont d’ailleurs on disait qu’elles ne portaient rien dessous.

Bon maintenant, la tenue est loin des costumes sexys que je vends. C’est plus un pyjama en toile, dans une matière proche du bleu de travail, mais en blanc, rose, jaune ou vert tendre…. La veste est souvent à boutons pressions…..

Ca y est ? J’ai donné assez d’indices. Mais je ne vais pas parler du métier d’infirmière, mais plutôt du syndrome. Dont pas mal de personnes en souffrent dans mes coachings mine de rien. Et c’est pour ça que je voulais creuser un peu par là aujourd’hui comme on gratte une plaie et son désinfectant qui va bien. Mais qui piqueeeeeeeeeee.

On ôte la blouse et on ausculte l’infirmière qui est en vous (ou pas) ?

Le suis-je ?

J’ai eu la sensation de l’être mais avec le recul, pas vraiment. Je m’explique, cette pathologie met la personne, souvent une femme, en position de soignante. Voire de sauveuse. C’est quasiment le même syndrome que celui de Florence Nightingale.

 

C’est un portrait-type assez simple de base : une empathique, généreuse, qui veut aider, patiemment et soigner les autres, et surtout son ou sa partenaire.

 

Et Le deuxième, c’est limite contre le gré de l’autre. Vous allez me dire, bah c’est super des gens généreux comme ça, et si gentils et altruistes.

 

Mais il y a un mais. Ca évite de prendre soin de soi-même, ça permet d’oublier, de gommer ses propres besoins et de valider la place qu’on prend par une recherche de reconnaissance, d’un merci providentiel.

 

Pourquoi c’est différent

Et ça, je n’avais pas. C’est un vrai choix de vie que j’ai eu, en plus d’exemples et de modèles inspirants tels que Mère Thérésa, Audrey Hepburn, et d’autres bénévoles associatifs.

Et j’avoue aussi, oui je suis blessée depuis l’enfance, mais j’en ai toujours été consciente. En période de fragilité, oui j’ai choisi un partenaire qui n’a pas eu le même style que mes autres partenaires. Tous les signaux rouge écarlate comme l’éosine étaient allumés. Mais il pansait une plaie béante d’un amour immense d’un autre à cette époque. J’ai donc été la proie idéale d’une personne narcissique. Et les infirmières et autres Florence en syndrome le sont aussi.

La première personne à prendre soin, commence par vous, et finit par vous.

Il y a les bonnes raisons d’aider…. D’être gentil, et les moins bonnes. L’introspection, ça aide. Non pas à tourner en rond dans son bocal et engueuler Maurice qui a bouffé tous les…. Ah, je m’égare.

Non surtout, poser une bonne question, qui aboutit sur une réponse. Cette réponse en demande sans doute une autre, pour farfouiller la vraie cause. Pas le prétexte et les petits mensonges qu’on se raconte pour se rassurer et rester dans sa tranquillité. Ouais, ce n’est pas facile. Plus facile de coller un pansement dessus.

Du coup, si je n’en souffre pas, qui suis-je ? Oui, j’aime aider, mais dans le don. J’ai appris en mûrissant qu’on a des limites dans cette aide. Comme ne pas faire à la place de (sauf si impossibilité). J’ai compris avec mon deuxième partenaire John qui j’étais, les belles valeurs que l’on peut porter, le potentiel humain.

Et sans naïveté, j’apprécie le soufisme pour ça. Si tu prêtes un objet, fais-le avec détachement. Tu prends le risque qu’il ne te soit pas retourné. Et ce n’est pas grave. Sinon, ne prête pas. Il n’y a que pour ses propres enfants qu’on est des super-héros. Enfin, certains jours seulement, faut pas prendre la grosse tête. Les mômes savent bien nous la dégonfler avec leurs phrases sans filtres.

Ne dit-on pas « donne du poisson à quelqu’un qui a faim et il est nourri un jour. Apprends lui à pêcher et il aura à manger pour toujours. » A une nuance près, encore faut-il savoir transmettre et que l’autre veuille apprendre…

Evoluer

Tout ce que je viens d’écrire résonne peut-être, il y a un petit écho qui vous chuchote que c’est le moment.

Prendre conscience qu’on a des plaies non cicatrisées à l’âme est une première étape. Mais pas l’unique, ce n’est pas assez.

Ca ne se fait pas en un jour. Chacun de nous est si complexe, avec son histoire. Et c’est d’ailleurs pour ça qu’on agit face à une situation qu’à hauteur de 10 % d’innovation. Les 90 % c’est sur la base de qui on est, notre entassement d’expériences, de notre stress, de nos réactions et de ce qu’on connaît des relations interpersonnelles.

On sait avec son ou sa partenaire quand ça va partir en sucette, et redémarrer la même dispute comme un vieux vinyle rayé. Le diamant est rayé. Il est temps de le changer et d’arrêter les disputes. Je ferai bientôt un webinaire gratuit en ligne à ce sujet. J’en reparlerai via la newsletter pour vous y inscrire le moment venu.

Mais est-ce assez d’arrêter les disputes ? Je dis non. Le plus gros travail est celui à faire sur soi. Mieux se connaître, vos réactions. Pourquoi ce genre de réactions ? Qu’est-ce qui fait que vous vous figez, ou alors vous êtes celui qui aboie au contraire. Par révolte, pensez-vous ? Et si c’était autre chose de plus profond.

Ce type de syndromes démontre, comme chez les narcissiques, un très gros manque de confiance en soi. Prenez ce test de Rosenberg qui donne une piste et va vous aider à percuter.

Et ensuite, posez-vous les bonnes questions. Si vous savez que vous ne pouvez pas vous en sortir seul (passé lourd), faites-vous accompagner. Reconnaissez votre statut de victime à l’époque, pour éviter d’être l’éternel sauveur qui se sacrifie et qui veut qu’on le glorifie. Car ça, vous ne réussissez pas à vous remercier d’avoir ces belles valeurs de générosité. Vous avez le droit de ressentir de la fierté pour vous-même.

Et cela peut rayonner dans votre vie intime : bien sûr dans le manque d’amour de vous-même, mais aussi dans votre apparence, dans votre sexualité.

Je peux vous aider en vous donnant quelques premières pistes en bloquant un créneau pour une visio ensemble. Ils sont précieux ces moments.

Combien de temps allez-vous tenir encore comme ça ?

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